Jarod était allongé sur son lit. Il était à peine 7 heures du matin, il avait trouvé une cachette dans une petit hôtel au sud de Bluecove. Il se trouvait dans un endroit assez proche du Centre, ce qui le mettait mal à l'aîse, mais il avait décidé de rester encore un peu. Les derniers évènements et tout particulièrement le séjour sur l'île de Carthis étaient encore bien présent dans sa mémoire. Ils étaient passés à deux doigts d'un tournant décisif... du bonheur, il en était certain ! quand acceptera t-elle le fait qu'il existe une possibilité pour elle d'en finir avec le Centre ? il était sûr de ses sentiments. Cet instant, dans la chambre, juste avant qu'O'cee ne rentre, avait bien été réel. Si seulement... il avait toujours espéré qu'un jour il ressente les même choses que lui, un sentiment de plénitude à ses côtés, de bonheur... plus ses lèvres s'étaient rapprochées plus son c½ur s'était mis à battre très fort. C'était un sentiment qu'il n'avait jamais ressenti pour personne d'autres/ même Zoé...Zoé... mon dieu il avait l'impression de devenir fou. S'il fermait les yeux assez longtemps, il pouvait encore sentir le parfum de Parker. Au fond il le savait bien, il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir d'avoir reculer dans la voiture. Il ne fallait pas se montrer égoïste, le fait que Parker disparaisse du Centre du jour au lendemain pourrait entraîner des tas de conséquences sur ses proches. La réalité était dure a admettre mais sans appel : il faudra d'abord se débarrasser du Centre et du Triumvirat avant de penser à l'éventualité de séduire Parker.
Un craquement le fit sortir de ses pensées : quelqu'un s'approchait avec précaution de la porte de la chambre. Jarod se leva lentement de son lit, attrapa la première chose qui lui tomba sous la main, à savoir un parapluie, et alla se cacher derrière la porte, en position d'attaque. Le bruit se rapprochait. Jarod leva le parapluie au dessus de sa tête. Quelqu'un venait d'empoigner la poignée de la porte, faisant jouer la serrure. La porte s'ouvrit lentement et....
- Papa !!!
- Jarod !
- Papa !!
Non il ne rêvait pas, c'était bien son père, le Major Charles, qui se tenait devant lui !
- Jarod, cela fait si longtemps ! Après ta capture, j'ai cru ne jamais te revoir !
- Papa !!
- Mon fils ! Dieu merci tu es en bonne santé, n'est-ce pas ?
- Oui !
Jarod commença à reprendre ses esprits. Il respira un grand coup, se frotta les yeux pour être bien sûr de ne pas rêver, et s'empressa de prendre son père dans ses bras.
- Aller raconte-moi ce que tu as fais penant tout ce temps !
Jarod s'approcha avec grand mal de son lit tellement sa joie était immense.
- Dis-moi d'abord comment as-tu fais pour me retrouver !
Le Major Chrales pris place à côté de Jarod.
- A vrai dire je dois beaucoup à la chance. Il y a quelques semaines je suis allé rendre visite à un viel ami à New-york, qui est journaliste. Je pensai qu'il pouvait peut-être m'aider à retrouver ta mère. En fin de compte il ne pouvait rien pour moi mais il a tout de même fait, sans le svoir, quelque chose de merveilleux. C'est un très grand journaliste qui n'a pas la reconnaissance qu'il mérite crois-moi ! il m'a montré plusieurs sujets qu'il était en train de couvrir et parmi ces sujets un ressemblait beaucoup à tes habitudes. Je lui aidemandé d'enquêter en toute discrétion et me voici ici, près de toi !
- Je n'en reviens pas qu'un simple journaliste ait pu retrouver ma trace !
- Comme il dit souvent, la seule chose qui ne laisse pas de trace c'est l'inexistence ! as-tu eu des nouvelles de ta mère ?
- J'ai vu maman sur l'Ile de Carthis, enfin je n'ai eu que le temps de l'apercevoir...
- Mais c'est merveilleux ! que s'est-il passé ?
- Elle a fui en voyant attérir l'hélicoptère de Melle Parker.
- Ces Parker decidemment ! Ces vermines assoiffées de pouvoir ne nous lâcheront qu'une fois mortes et enterrées ! Enfin s'il est possible de s'en débarrasser bien sûr, ils sont pires que le diable !
- Tu ne crois pas si bien dire...
- Comment ça ?
- Si Melle Parker était également sur cette île ce n'est pas parce qu'elle me poursuivait mais parce que nous avons reçu tous les deux une étrange photo.
Jarod se leva, se dirigea vers une table où sa saccoche était posée. Il revint auprès de son père avec la photo.
- Ta mère et Catherine Parker se connaissait c'est la vérité Jarod. C'est au moment où Catherine a décidé d'essayer de te sauver qu'elles se sont rencontrées, en cachette. Je ne l'ai su que bien plus tard. Où cette photo a-t-elle été prise ?
- En Angleterre, elles étaient à la recherche des rouleaux que nous avons trouvé, Melle Parker et moi.
- Des rouleaux ? tu parles de parchemins ?
- Oui de deux rouleaux transmis de génération en génération dans la famille Parker. Il paraîtrait qu'ils renfermeraient les détails de la vie du Centre, du début jusqu'à la fin, enfin c'est ce que semble croire le Triumvirat.
- Des rouleaux annonciateurs du futur ? mais comment ta mère peut-elle attacher autant d'importance à ce genre de chose !
- A vrai dire je ne sais pas... Dans l'avion qui nous ramenait à Bluecove, j'étais menotté dans la soute et j'ai pu convaincre Mr Parker de lire ces fameux rouleaux. Il les a lu lentement, puis son visage a changé d'expression. Il semblait avoir compris quelque chose mais je ne saurai dire quoi. Il a sauté en parachute avec.
- Laisse tomber cette histoire de rouleaux pour l'instant.même si ta mère semble y porter une grande importance, laisse la s'en occuper, cela ne doit pas faite partie de tes priorités. Tu dois d'abord trouver un moyen de te mettre définitivement à l'abris du Centre.
- Mais peut-être que ces rouleaux font partie de la solution...
- Tu viens de me dire que Mr Parker avec sauté avec. Tu comptes explorer tout le fond de l'océan atlantique ?
- Non...
- Le principal dans cette histoire c'est qu'encore une fois tu as réussi à t'échapper des griffes du Centre. Melle Parker a dû enrager quand tu es parti libre !
- Je pense qu'elle avait sûrement la tête ailleurs... elle a découvert que Raines était son père biologique, imagine le choc !
- Mon Dieu quelle horreur ! Catherine ne pouvait être au courant de cela, je ne peux imaginer le contraire... Sa fille ne mérite pas ça... Son esprit a beau avoir été formaté à te traquer je ne peux m'empêcher d'espèrer qu'un jour elle prenne le même chemin que sa mère...
- on s'est rapproché...enfin un bref instant...
- Vous ???
- Papa ne m'oblige pas à le répéter s'il-te-plait !
- Si tu essayes de me faire faire un infarctus vas-y tu es dans la bonne direction !
Jarod ne répondit rien. Il paraissait géné de la situation et regrettait presque d'avoir prononcé ces paroles. Au fond, est-ce qu'il était sûr que cela pouvait les mener quelque part ?
- Allons Jarod ne deviens pas rouge ainsi ! c'est plutôt une bonne nouvelle, étrange et surprenante je te l'accorde, mais plutôt bonne. Aller raconte-moi !
- Il n'y a pas grand-chose à dire en fait. On a un peu parlé du passé, on s'est rapproché... et O'cee est arrivée un peu au mauvais moment.
- Qui est O'cee ? Qu'est-ce que tu entends par au mauvais moment ? Tu l'as.... Embrassé ?
Le Major Charles commençait lui aussi à se sentir mal à l'aise dans la discussion.
- Qu'importe... Elle a fait marche arrière lorsque Mr Parker, Raines et Lyle sont arrivés sur l'île.
- La peur est parfois plus grande que l'amour tu sais... Le Centre a un grand pouvoir sur elle, ce n'est pas n'importe qui !
- Oui...
- Enfin assez parlé du Centre, l'avenir nous dira quel choix elle fera. Je préfère, si tu le veux bien, profiter de chaque seconde que je passe à tes côtés mon garçon !
Jarod sentait une émotion contrdictoire naître. s'il y a quelques minutes il se sentait géné, à ce moment précis il se sentait plutôt déçu. Il avait devant lui une des rares personnes à qui il pouvait parler librement de ses sentiments pour Parker mais son père ne semblait pas disposer à continuer cette discussion, du moins pour l'instant. Qu'importe, il lui en reparlerait plus tard, une fois passée l'oeufforie des retrouvailles.
- Où est... mon clone ?
- Ne t'inquiètes pas, il se trouve en Chine avec Zoé, grâce à un ami, dans un endroit où personne n'aurait l'idée d'aller le chercher ! Je lui ai trouvé une identité. Il est à l'abris, crois-moi. Mon Dieu Jarod je n'en reviens pas, nous sommes de nouveau rassemblé !
- Oui !
- Au fait Jarod, en parlant de Zoé, qu'est-ce quelle devient dans cette affaire alors ?